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L’assurance agricole en marche, le continent va recevoir un milliard de dollars

Un milliard de dollars pour protéger les agriculteurs africains contre les aléas climatiques.

En Afrique, une lueur d’espoir s’est dessinée pour plus de 40 millions d’agriculteurs confrontés aux défis croissants des changements climatiques. La Banque africaine de développement (BAD) a dévoilé son ambitieux projet de création de la Facilité africaine d’assurance contre les risques climatiques pour l’adaptation (Acrifa), d’une valeur colossale d’un milliard de dollars. Ce fonds vise à apporter un soutien financier crucial aux agriculteurs, leur permettant de faire face aux conséquences dévastatrices des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les inondations et la sécheresse.

Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, souligne l’urgence d’une telle initiative en déclarant : « Nous devons soutenir les agriculteurs, et non les abandonner face à l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes climatiques extrêmes tels que la sécheresse, les inondations et les infestations de ravageurs. » Actuellement, plus de 97 % des agriculteurs en Afrique ne bénéficient d’aucune assurance agricole, précise afrik21.

La Facilité Acrifa sera déployée sous forme de prêts concessionnels, de capitaux à haut risque et de dons, visant à renforcer la sécurité alimentaire en Afrique tout en ouvrant de nouvelles perspectives commerciales pour le secteur mondial de l’assurance. La période de soudure de juin à août 2023 a été particulièrement critique, avec 48 millions de personnes en Afrique centrale et de l’Ouest ayant un accès limité à des aliments sains et nutritifs, selon un rapport des Nations unies.

La BAD envisage de collaborer avec des partenaires stratégiques tels que le Programme alimentaire mondial (PAM) pour identifier les agriculteurs vulnérables et collecter des données cruciales. Beth Dunford, vice-présidente de l’Agriculture et du Développement humain et social de la BAD, souligne l’importance de l’union des acteurs clés pour une mise en œuvre à grande échelle. « L’Acrifa réunira les principaux acteurs afin de faciliter la mise en œuvre à grande échelle, d’établir des liens entre les acteurs et de permettre aux assurances d’atteindre un plus grand nombre de personnes parmi les plus vulnérables du continent », a-t-elle déclaré.

Cependant, un défi majeur persiste : l’identification précise des agriculteurs confrontés aux chocs climatiques. La BAD compte sur des partenaires comme le PAM pour fournir des services aux clients et collecter des données essentielles. Kate Kallot, PDG d’Amini AI, une start-up d’intelligence artificielle, souligne l’importance des données transparentes pour susciter la confiance : « Dès lors que vous disposez de données, il y a transparence, et la transparence suscite la confiance. »

Au-delà de la protection des agriculteurs, la Facilité Acrifa devrait également renforcer les assureurs locaux, favoriser l’intégration avec les réassureurs nationaux et internationaux, stimuler l’investissement et accroître la résilience des systèmes agroalimentaires en Afrique. Saluée à la 28e Conférence des Nations unies sur le climat (COP28), la Facilité Acrifa s’inscrit comme un pas significatif vers la construction d’une agriculture africaine plus durable et résiliente aux aléas climatiques.

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