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samedi 26 novembre 2022
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Macky Sall
Macky Sall - photo : DR

Macky Sall : «Je suis rural et je suis en fusion totale avec le monde rural»

La presse régionale à l’honneur à la Présidence de la République du Sénégal. Le Chef de l’Etat, Monsieur Macky SALL a accordé, ce jeudi 27 octobre 2022, à la Salle Prestige du Palais, une interview exclusive aux supports du Groupe Alkuma, une entreprise de presse régionale basée à Tambacounda et Kédougou.

Depuis votre élection en 2012, les deux mots qui reviennent le plus souvent dans votre discours sont équité sociale et équité territoriale. Ce qui fait de vous l’avocat du monde rural. Qu’est-ce qui vous lie au monde rural, Excellence M. Macky Sall, Président de la République du Sénégal ?
Merci. Je voudrais d’abord saluer Alkuma, qui est une radio, un Groupe de presse basé à Tambacounda ce qui correspond à ma vision de territorialisation des politiques publiques et de l’équité territoriale. Vous savez dans toutes les politiques que je mets en œuvre, vous verrez ce souci d’avoir de l’équité un peu partout à la fois au plan social mais surtout au plan des territoires. Le fait de parler aujourd’hui à nos parents du monde rural à travers votre organe me fait beaucoup plaisir.

Oui, mon lien avec le monde rural, c’est un lien d’abord affectif. Je peux aussi considérer que je suis issu du monde rural parce qu’en ce sens que je suis né à Fatick, certes qui est une commune. Elle a été créée en 1917. Mais, qui a été dans un environnement rural global. Donc, j’ai également la conviction que le monde rural doit être renforcé si nous voulons véritablement développer notre pays.

Vous ne pouvez pas avoir plus de 60% de votre population en milieu rural, avoir une ambition de développement et d’émergence si ce milieu rural n’est pas transformé qualitativement en lui donnant les intrants dont il a besoin pour se moderniser. C’est pourquoi, j’ai dit dans le cadre de l’Acte III de la décentralisation qu’il fallait donner la même dignité aussi bien aux Communautés rurales devenues communes qu’aux communes d’arrondissement qui également sont devenues des communes de plein exercice, ce qui consacre la communalisation intégrale. Donc, pour moi, il faut inverser les flux d’investissement puisque par le passé on a mis toutes les ressources quasiment qui existaient dans les villes, dans la partie occidentale du Sénégal.

ça déjà, c’était le schéma colonial, parce que les villes sont le long des côtes. Et, vous prenez toute l’Afrique, c’est la même chose. L’intérieur a été quasiment abandonné alors que les productions viennent de l’intérieur notamment les produits agricoles. Il fallait donc inverser, refaire les routes vers l’intérieur, refaire l’assainissement vers l’intérieur pour que les marchés soient connectés aux zones de productions.

C’est ce qui explique vraiment la quintessence de toutes les politiques publiques que je mène en faveur du développement intégral et harmonieux de notre pays par le canal des programmes comme le PUDC, le PUMA qui lui s’occupe maintenant des zones frontalières qui sont encore les plus abandonnées, parce que ce sont des zones éloignées, en général difficile d’accès.

Donc, il faut donner à toutes ces zones et à toutes ces populations les mêmes facilités que les autres qui sont dans des villes. Alors, c’est ce qui me lie au monde rural. Je veux aussi que les gens qui vivent dans le monde rural soient fiers de dire, je suis un rural, je suis de tel village et qu’on montre la particularité de leur territoire.

C’est ça, il faut qu’on soit fier de nos origines. Fier de ce que l’agriculteur fait. On passe ainsi du concept de paysan vers un concept d’agriculteur. En réalité, les ressources qu’on peut tirer de l’agriculture parfois sont beaucoup plus importantes que les ressources qu’on peut tirer d’un salaire.

Il faut aller vers ce changement de mentalités dans le pays. Aujourd’hui, les gens veulent avoir tous des champs, faire de l’horticulture, des cultures traditionnelles, parce qu’en allant au village, tu as une route pour y aller, tu as une piste, tu as de l’électricité, tu as de l’eau.

A partir du moment où on a tous ces éléments, qu’on vive aux Etats Unis, à Dakar, à Badakhoune à Malem Niani, c’est la même chose. Puisqu’on est connecté au monde. On a le téléphone. On a la route pour sortir quand on veut, en saison des pluies comme en saison sèche. Donc, c’est ça l’ambition qui consiste à développer globalement. Et que le monde rural ne soit pas considérer comme un milieu où les gens n’ont aucune perspective, bien au contraire.

Restons toujours dans le monde rural, l’accès à l’eau potable, l’électrification rurale, les bourses sociales…etc ont changé le vécu quotidien de plusieurs ménages au Sénégal. Dans ce contexte de relance économique, le monde rural aura-t-il toujours une place de choix dans la vision du Chef de l’Etat ? Et quel bilan retenir de vos 10 ans dans le monde rural ?
Tant que j’aurais les capacités de servir le pays, le monde rural sera dans mes priorités les premières. Je ne dis pas par hasard, les chiffres sont là. Si l’on considère le budget du ministre qui incarne le monde rural qui est le ministère de l’Agriculture et qui doit être un budget important parce que c’est l’agriculture qui nourrit la population. En 2012 quand j’arrivais, ce budget était de 91 milliards francs Cfa. Aujourd’hui, il est de 187 milliards francs Cfa.

On a plus que doublé le budget, c’est-à-dire, multiplié par 2. Les budgets de campagnes agricoles, je l’ai trouvé à 30 milliards francs Cfa, c’est-à-dire, ce qu’on fait pour préparer la campagne avant l’hivernage en termes d’accompagnement des agriculteurs sur les intrants, l’engrais, le matériel attelé à l’époque, il n’y avait pas de tracteurs et ça c’était 30 milliards francs Cfa (engrais, semence…). On est à 80 milliards francs Cfa pour cette présente campagne. L’année dernière, on était à 60 milliards francs Cfa.

Donc, vous voyez l’écart, le transfert d’argent qu’on a fait. Et ça c’est compte non tenu de tout ce qui a été fait par ailleurs dans les programmes agricoles sur le riz, sur l’aménagement des zones…etc. En réalité, il y a beaucoup de ressources qui sont transférés vers le monde rural directement par le budget mais aussi par le fait qu’on augmente le prix aux producteurs.

Par exemple, l’arachide, je l’avais trouvé à 125 F le Kg. Depuis 2012, le Kg d’arachide n’a été commercialisé à pas moins de 200 F CFA et l’année dernière, c’était 250 F CFA.   Le prix du Kg est même jusqu’à 300 F CFA. Donc, en faisant cela, on renforce le pouvoir d’achat des producteurs. En plus, il n’y a plus de bons impayés qu’on a connu par le passé. Il faut aussi la diversification des cultures.

Donc, c’est ce transfert progressif et durable des ressources dans le monde rural qui fera que la situation va changer. L’habitat va changer, il y aura de plus en plus de moyens de locomotion au lieu des charrettes comme le par le passé. L’accès aux services sociaux de base c’est ça qui change le niveau de vie et le style de vie du monde rural. On va devenir aussi urbain en milieu rural.

Le Sénégal Oriental est la porte d’entrée par voie terrestre du Sénégal. Lutter ou prévenir la criminalité transfrontalière est gage de stabilité au Sénégal. Quels sont les défis à relever à ce niveau par votre gouvernement ?
Vous l’avez dit, le Sénégal Oriental est un carrefour parce que c’est le lieu où le Sénégal est connecté, c’est-à-dire, partage une frontière avec plusieurs pays : la Gambie, le Mali, la Mauritanie, les deux Guinées. Ça fait au moins 4 pays qui partagent leurs frontières avec la région du Sénégal Oriental quand je dis Sénégal Oriental, ce sont les deux régions administratives de Tambacounda et Kédougou.

Donc, une telle région naturelle est exposée au trafic de bois, de drogue à toute sorte de trafics y compris même le trafic d’animaux dans le Parc Niokolo Koba avec le braconnage…C’est la raison pour laquelle, nous voulons faire de Tambacounda un hub. Le hub, il a été électrique déjà. On a connecté la région avec le réseau interconnecté par Manantali de Tambacounda jusqu’à Kaolack. C’est devenu une ligne interconnectée.

Mais aussi, un hub ferroviaire parce que j’ai l’intention de relancer le chemin de fer à Tambacounda et puis continuer à Kidira et à Bamako. Il y a l’Université du Sénégal Oriental. Je l’ai lancé et on va voir la vocation et nommer les autorités, le Recteur et autres. Et, l’aéroport de Tambacounda va être reconstruit, c’est déjà engagé et tout comme l’aéroport de Kédougou.

Donc, la mobilité, la connectivité va faire qu’il n’y aura plus de distance. Quand on dit qu’on va à Kédougou, on pense qu’on va à l’autre côté du monde. Alors si les routes sont faites, si le chemin de fer revient et si la liaison aérienne est faite comme à Ziguinchor où aujourd’hui vous avez 3, 4 vols par jour, en ce moment il n’y aura plus de sentiment d’enclavement ou d’isolement.

Et les fonctionnaires pourraient être à l’aise parce qu’il y aura plusieurs infrastructures pour pouvoir servir les populations dans ces territoires de la façon la plus optimale qui soit. Evidemment, dans ce cadre-là, nous prêtons une grande attention à la sécurité puisque c’est une région frontalière, par exemple, au Mali où le terrorisme se développe et c’est pourquoi nous avons d’ailleurs renforcé le dispositif militaire dans la région de Tambacounda et de Kédougou pour pouvoir faire face à ces menaces.

L’avènement de la paix dans la sous-région passe nécessairement par les relations de bon voisinage avec les 5 pays limitrophes du Sénégal Oriental (Mauritanie, Mali, Guinée Bissau, Guinée Conakry et Gambie). Bon voisin, est-ce que notre pays peut être cité en exemple ?
Oui, le Sénégal est un très bon voisin. En tout cas, moi, je fais en sorte que depuis que je suis à la tête du Sénégal, nos relations avec nos voisins soient les meilleures qu’il soit. C’est le cas avec la Mauritanie alors que parfois c’était assez tendu, c’est le cas avec le Mali naturellement, la Gambie, les deux Guinées et le Cap Vert. Ce sont ces pays qui ceinturent le Sénégal (la Gambie est à notre sein). La bonne diplomatie c’est celle d’abord du bon voisinage.

Et après, bien sûr, par cercles concentriques, on peut renforcer nos relations avec l’extérieur.

Mais, nos voisins sont nos parents. Notre première préoccupation, s’il nous arrivait quelque chose, ça passe forcément par ces pays. Donc, il est essentiel que notre relation avec ces pays soient bien entretenues. Et, j’ai élevé d’ailleurs le niveau de notre représentation diplomatique dans ces pays en priorité par rapport à tous les autres pays du monde parce qu’on soit à Banjul, à Bamako, à Conakry à Nouakchott, à Praia ou à Bissau, il faut que nos diplomates se sentent vraiment très valorisés.

Aussi, que le Sénégal ait une politique de proximité avec ces pays. Alors ce bon voisinage, nous entendons le poursuivre par toutes les politiques de coopération mais aussi à travers les organisations que nous partageons : l’OMVS, l’OMVG, l’UEMOA, la CEDEAO…sont des canaux par lesquels, nous travaillons au quotidien avec nos voisins.

Monsieur le Président de la République vous conviendrez avec moi qu’il n’y a pas de développement sans infrastructures routières. Le Sénégal Oriental a de véritables routes du développement au niveau des grands axes. Mais, il reste le désenclavement intérieur. Qu’est ce qui est prévu dans les prochaines années ?

Oui. Je vous l’ai dit. Dans notre politique de désenclavement, vous savez le ministère des infrastructures, j’ai ajouté le concept de désenclavement. C’est devenu le ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement. Et, dans les transports terrestres, vous avez le transport ferroviaire et le transport routier.

Donc, pour les grands axes, nous avons pris en charge les autoroutes, les grandes routes, les routes secondaires et les pistes de productions sont mises en œuvre aujourd’hui par le PUDC.

Nous avons évidemment un paquet de programmes de routes et de pistes. Il m’est difficile de vous dire pour chaque axe mais, il faut être certain qu’il y a des pistes en préparation pour pouvoir satisfaire cette demande importante surtout des zones de production.

Je rappelle qu’on produit de la banane à Tambacounda, on produit beaucoup de fonio à Kédougou. On a de la production forestière également. C’est extrêmement important qu’il ait des pistes qui relient les zones de productions aux routes nationales.

Kédougou est une zone minière. Qu’est-ce l’Etat envisage de faire pour améliorer davantage le sort des populations locales ?
Quand vous verrez le nouveau Code minier qui a été voté, je pense, en 2022 ou 2021, vous verrez que nous avons donné une plus grande importance au Fonds minier social qui revient de droit aux zones d’exploitation. On a augmenté les parts des ressources qui doivent aller vers les Collectivités locales pas seulement d’où viennent les minerais où en priorité comme Sabodala, Tomboronkoto et d’autres localités de façon globale dans le département de Kédougou, dans la région et au niveau national.

Les mines sont une richesse qui appartient au peuple. Je vous rappelle que c’est moi qui ai inscrit cette réforme en 2016 dans la Constitution pour dire que les ressources naturelles n’appartiennent plus à l’Etat, comme par le passé, mais au peuple.

Leur exploitation doit obéir à la volonté d’améliorer le bien-être de ce peuple évidemment dans des conditions qui respectent l’environnement et qui profitent aux populations. Nous sommes en train d’augmenter les transferts qui vont vers les collectivités locales.

En plus de ce que l’Etat fait en termes d’accès aux services sociaux de base : accès à l’électricité, l’eau potable, aux postes ou centres de santé. Le transfert et le bien-être des populations, ce n’est pas seulement l’argent mais c’est l’amélioration du cadre de vie et les infrastructures qui vont avec.

L’autonomisation de la femme rurale est-il un combat du Président de la République ? Quelles sont les initiatives mises en place pour atteindre cet objectif ?
Pour la femme rurale ou la femme qui vit en milieu rurale parce qu’il y a une différence de concept, la priorité c’est d’abord l’autonomisation, c’est-à-dire, il faut donner, au-delà d’ailleurs de la femme rurale, les capacités d’être autonomes, de pouvoir disposer de ressources et d’argent qui leur permettent d’assurer leur bien-être personnel et celui de leur famille.

Et, pour cela, nous avons mis en place beaucoup de mécanismes dont la Délégation pour l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ)

afin que les femmes puissent accéder aux prêts dans des conditions douces où les taux sont les plus bas possibles autour de 5% maximum.

En dehors de l’autonomisation, il y a aussi l’allégement des travaux domestiques et la pénibilité du travail. Il faut absolument que les femmes ne fassent plus ces corvées difficiles à la main ; aller puiser de l’eau dans des puits très profonds, faire la corvée également des graines pour piler le mil comme on le dit avec des pilons en lieu et place, il faut absolument qu’il ait des machines, des moulins, des décortiqueuses, qu’il ait la machine qui remplace l’homme, ici qui remplace la femme.

Ça, c’est plusieurs volets à travers le ministère de la Femme et de la Famille, à travers le ministère de la Micro finance et de l’économie sociale et solidaire et à travers d’autres projets comme PROMISE et d’autres leviers. Nous allons continuer le travail qui est déjà entamé. Les bourses de sécurité familiale que je donne, passe par les femmes. C’est pourquoi, ces ressources viennent à la famille.

Donc, il y a un paquet de mesures dont l’accès à l’électricité va emmener le moulin, l’accès à l’eau va atténuer la corvée de l’eau. Chaque accès en réalité améliore la condition de vie en milieu rural.

Formation et insertion des jeunes, un binôme pour mieux lutter contre le chômage au Sénégal Oriental. Or, à Tambacounda, nous avons un lycée technique bien construit mais qui peine à ouvrir ses portes depuis bientôt une décennie, faute d’électricité, d’eau et de voie d’accès. Est-ce que le Président de la République pourra-t-il aider les populations de Tambacounda à rendre opérationnel ce bijou ?

C’est vous qui me l’apprenez. Vous savez parfois le Président de la République n’est pas informé de tout. Mais, maintenant que vous me l’avez dit, cette question sera résolue immédiatement. Après cette interview, je vais appeler le ministre de la Formation professionnelle et j’exigerai des réponses immédiates. Vous savez, on ne peut pas savoir tout ce qui se passe dans le pays mais dès qu’on me reporte, je prends les mesures qui s’imposent.

Au-delà de ce lycée, il y aura l’Université (Université du Sénégal Oriental). Il faut mettre aussi en place un Institut Supérieur d’Enseignement Technique (ISEP). Vous aurez (Tambacounda) un centre de formation professionnelle neuf qui sera fait en plus de ce lycée technique. Il y aura tous les outils de formation des jeunes pour leur donner des qualifications et qu’ils pourront jusqu’à l’Université rester à Tambacounda et dans la région pour pouvoir y travailler parce que c’est une région qui est riche contrairement à ce qu’on peut penser.

Par rapport à l’Université du Sénégal Oriental, je précise que le site est déjà délimité, clôturé et il ne reste que la pause de la première pierre et le démarrage effectif des travaux. Est-ce que ce rêve des populations du Sénégal Oriental pourrait-t-il devenir une réalité en 2023 ?
Non. Rires. Il ne faut pas aller plus vite en besogne. Vous savez une Université c’est d’abord un curriculum. Qu’est-ce qu’on va enseigner dans cette université ? Quels types de bâtiments ? Quels types de facultés ou d’Unité de Formation et de Recherches (UFR) ? Donc, une fois que cela est fait, c’est ce qu’on appelle le concept, nous venons de finir celui de Matam.

Et ce travail est fait par des universitaires que j’ai désignés avec le ministre de l’Enseignement supérieur. Une équipe va parcourir la région rapidement, qui va voir aussi par rapport à l’économie de la région, aux possibilités…quelle vocation on va donner à cette Université du Sénégal Oriental ?
Une fois cela fait, le reste devient facile. On va concevoir le bâtiment et les équipements en fonction de ce que nous voulons faire. Tout ce travail va aller vite en réalité. C’est un processus irréversible. On le fera mais on ne peut pas aussi sauter les étapes pour faire un peu n’importe quoi.

Mot de la fin du Président de la République du Sénégal
Je salue nos parents du Sénégal Oriental. Nos parents du monde rural. Certes je parle depuis une radio de Tambacounda mais je m’adresse vraiment au monde rural de façon globale et je m’adresse au Sénégal. Je veux saluer tous nos parents du monde rural, leur dire qu’il faut continuer à y croire. Le monde rural doit être un lieu où on peut se sentir à l’aise et fier d’être un rural.

Et, c’est pour cela bien sûr, il y a l’Etat, qui d’abord est en premier place mais il faut également que chacun s’y mette. Que chacun croit en lui et en son milieu. En ce moment, on aura un Sénégal diversifié, riche de ses potentialités. Par exemple, en matière touristique, vous avez (Sénégal Oriental) l’une des régions les plus belles du Sénégal.

Quand je pense aux chutes de Dindifélo… C’est la seule partie du Sénégal où on a des reliefs, des collines, des montagnes. Ailleurs, on n’a pas tout ça, tout est plat. Vous avez la biodiversité, vous avez une richesse faunique, une richesse végétale. Donc, tout cela doit être valorisé. Il y a la chasse. Il y a pleines de choses. Moi, je suis très heureux de venir dans la région. Malheureusement, je n’ai pas toujours le temps maintenant comme je l’aurais voulu. Je me sens en totale fusion avec l’intérieur du pays.

Je me rappelle vous avoir accompagné le 27 avril 2013 au Parc National Niokolo Koba après le Conseil des ministres délocalisé de Tambacounda

Oui…c’était très beau. J’espère que je vais encore retourner à Niokolo Koba et d’ailleurs, à ce niveau, il nous faut cas même moderniser le système de gestion des parcs. Un peu à l’image de l’Afrique du Sud et du Kenya pour que les gens puissent faires du safari. On avait à Simenti une piste. Il faut des lodges corrects pour permettre aux gens de passer des nuitées et découvrir la faune. Qu’il ait la piste de Simenti et l’aéroport de Tambacounda qui sera modernisé. Et, tout cela va donner une impulsion nouvelle à la région de Tambacounda et à la région de Kédougou. Incha Allah.

 Source : SudQuotidien 

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